Tennis Club Savigné-Gizeux
Nutrition & récupération6 janv. 2026 · 7 min · tous niveaux

Que manger avant de jouer

Trop plein ou le ventre vide, tout le monde s’est déjà trompé. Des repères simples pour arriver sur le court avec de l’énergie, sans lourdeur ni coup de barre.

Un en-cas léger avant une séance de tennis
Sommaire

C’est une scène que tout joueur connaît. Un jour, on arrive sur le court le ventre trop plein après un déjeuner copieux, et l’on passe la première demi-heure à jouer avec une pierre dans l’estomac. Un autre jour, on n’a rien avalé depuis des heures, et le coup de barre tombe au milieu du deuxième set, jambes coupées, tête vide. Entre ces deux extrêmes, il existe un juste milieu simple à trouver.

Cet article donne des repères de bon sens pour bien manger avant de jouer, en tant qu’amateur. Ce ne sont pas des règles absolues : chacun digère à son rythme et tolère des aliments différents. L’objectif est de vous aider à arriver sur le court avec de l’énergie disponible, sans lourdeur ni fringale. À vous ensuite d’ajuster selon votre ressenti.

La bonne question : quand, plus que quoi

Avant de se demander quoi manger, il faut se demander quand on va jouer. C’est le timing qui commande. Un repas complet a besoin de temps pour être digéré : tant que la digestion est en cours, une partie de votre énergie et de votre sang est mobilisée par l’estomac, et non par les muscles. Jouer trop tôt après un gros repas, c’est se sentir lourd, essoufflé, moins vif.

À l’inverse, jouer trop longtemps après le dernier repas, c’est risquer la panne d’énergie. Le bon réflexe consiste donc à caler l’intensité et la taille de ce que vous mangez sur le temps qui vous sépare du match.

Un vrai repas : laissez-lui le temps

Si vous prenez un repas classique — entrée, plat, dessert — laissez-lui le temps d’être digéré avant de jouer. En général, il est plus confortable de prévoir un bon délai entre la fin d’un repas copieux et le début de l’effort. Vous entrez alors sur le court la digestion terminée, avec des réserves d’énergie pleines et l’estomac tranquille.

Ce repas gagne à privilégier des sources d’énergie durables — féculents, pain, riz, pâtes, pommes de terre — accompagnées de légumes et d’une portion de protéines, en restant raisonnable sur les plats très gras ou très épicés, plus longs et plus lourds à digérer. Rien d’extraordinaire : une assiette équilibrée et pas trop chargée fait très bien l’affaire.

Peu de temps avant : misez sur le léger

Vous n’avez pas eu le temps de prendre un vrai repas et vous jouez bientôt ? Ne partez surtout pas le ventre complètement vide, mais évitez le gros repas de dernière minute. La solution est un en-cas léger, facile à digérer, pris un moment avant de jouer.

  • Un fruit, une banane par exemple, souvent bien tolérée avant l’effort.
  • Quelques fruits secs ou oléagineux, en petite quantité.
  • Un morceau de pain, une barre de céréales simple, un yaourt selon votre tolérance.
  • De l’eau, en accompagnement, pour ne pas partir déshydraté.

L’idée est d’apporter un peu de carburant rapidement disponible sans surcharger l’estomac. Testez à l’entraînement ce qui vous convient : certains jouent très bien après une banane, d’autres préfèrent quelques fruits secs. Votre estomac est le meilleur juge.

Les aliments à manier avec prudence

Certains choix, agréables à table, se marient mal avec un effort qui suit de près. Les plats très gras et les fritures ralentissent la digestion et pèsent longtemps. Les aliments très épicés peuvent gêner un estomac sensible en plein match. Les grandes quantités de crudités ou de légumineuses, excellentes par ailleurs, sont parfois difficiles à digérer juste avant de jouer.

Rien n’est interdit : tout est question de moment. Un plat riche a toute sa place le soir après le tennis, moins juste avant. Là encore, apprenez à vous connaître, car la tolérance varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Le cas du match du matin

Jouer tôt le matin pose une question particulière : faut-il déjeuner avant, ou jouer à jeun ? Il n’y a pas de réponse unique. Certains joueurs sont parfaitement à l’aise après un petit-déjeuner léger pris suffisamment tôt ; d’autres préfèrent un simple en-cas et un vrai repas après l’effort.

Le principe reste le même : ne pas partir totalement à vide sur un effort soutenu, mais ne pas se charger juste avant de jouer non plus. Un petit-déjeuner léger — un fruit, un peu de pain, de quoi boire — pris avec un peu d’avance convient à beaucoup de monde. Testez tranquillement à l’entraînement avant d’adopter une formule pour un match qui compte.

Sur un long après-midi de jeu

Les tournois, les journées de Challenge interne ou les après-midis où l’on enchaîne les matchs changent la donne. Il ne s’agit plus d’un seul repas, mais de tenir sur plusieurs heures d’effort espacé. Dans ce cas, prévoyez de quoi grignoter entre les matchs : quelques fruits, des fruits secs, une barre simple, de quoi maintenir votre niveau d’énergie sans jamais faire un gros repas au milieu de la journée.

Anticiper est la clé. Un petit sac avec de l’eau et deux ou trois en-cas légers vous évite de vous retrouver affamé au pire moment, à devoir vous rabattre sur ce qui traîne au distributeur.

Boire en mangeant, un allié discret

On sépare souvent l’alimentation et l’hydratation, comme deux sujets distincts. Ils vont pourtant de pair, en particulier avant l’effort. Accompagner votre repas ou votre en-cas d’un peu d’eau vous permet d’arriver sur le court à la fois nourri et hydraté, sans avoir à tout rattraper au dernier moment. C’est une façon simple de préparer le terrain sans y penser.

Méfiez-vous en revanche des boissons très sucrées ou très riches juste avant de jouer : elles peuvent peser sur l’estomac et ne remplacent pas un vrai apport d’énergie. Quant au café, chacun connaît sa propre tolérance : agréable pour certains, source d’inconfort pour d’autres à l’approche de l’effort. Là encore, testez tranquillement plutôt que de suivre une règle générale.

Un estomac tranquille et de l’énergie disponible : voilà tout ce qu’un bon repas d’avant-match doit vous laisser.

Écouter son corps plus que les modes

Le monde de la nutrition sportive regorge de recettes miracles, de compléments et de régimes prétendument indispensables. Pour un joueur amateur, l’essentiel tient en peu de choses : une alimentation variée et équilibrée au quotidien, un timing raisonnable avant l’effort, et une bonne dose d’écoute de soi. Le reste relève souvent du superflu, voire du marketing.

Si vous avez des besoins particuliers — une pathologie, un régime spécifique, un objectif précis — le meilleur interlocuteur reste un professionnel de santé, qui tiendra compte de votre situation. Les repères de cet article valent pour le plus grand nombre, pas pour tous les cas particuliers.

Bien jouer commence à table

On l’oublie souvent, mais ce que l’on mange avant de jouer conditionne une bonne part de la séance. Ni trop, ni trop peu, ni trop tard : quelques réflexes simples suffisent à arriver sur le court avec de l’énergie et l’esprit clair. Le plaisir de jouer commence bien avant le premier service.

Au club, beaucoup de membres partagent volontiers leurs petites habitudes d’avant-match : n’hésitez pas à en discuter au bord du court. Et pour compléter, nos articles sur l’hydratation et sur la récupération après l’effort forment, avec celui-ci, un trio utile pour bien vivre vos séances.

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