Tennis Club Savigné-Gizeux
Matériel26 mai 2026 · 7 min · tous niveaux

L’entretien du matériel

Raquette, cordage, grip, chaussures, balles, sac : quelques gestes simples font durer votre matériel plus longtemps et préservent votre confort de jeu.

Matériel de tennis rangé dans un sac
Sommaire

On investit du temps et de l’argent dans son matériel, puis on le laisse traîner dans un coffre de voiture en plein soleil ou sous la pluie. Quelques gestes simples, presque gratuits, prolongent nettement la durée de vie de votre équipement et préservent votre confort de jeu. Ce guide passe en revue chaque élément, du cadre au sac, avec des conseils concrets et faciles à appliquer.

La règle numéro un : la température

Le pire ennemi de votre matériel n’est ni l’usure ni les chocs, c’est la chaleur — et plus généralement les écarts de température. Un cadre de raquette laissé des heures dans une voiture au soleil peut se déformer, et le cordage y perd sa tension et ses qualités bien plus vite. Le froid intense rigidifie et fragilise également le cordage.

Le réflexe à prendre est simple : votre raquette ne dort pas dans le coffre. Rentrez-la chez vous, dans une pièce à température normale, à l’abri du soleil direct. Ce seul geste préserve votre investissement plus que tout le reste.

Le cadre et le tamis

Le cadre demande peu d’entretien, mais quelques attentions évitent les mauvaises surprises. Après une séance sur terre battue, un coup de chiffon retire la poussière incrustée dans le cadre et les œillets. Surveillez ces petits œillets qui protègent le cordage à la traversée du cadre : s’ils sont fendus, ils cisaillent le cordage et provoquent des ruptures prématurées.

Rangez la raquette dans une housse : elle la protège des chocs, de la poussière et des variations d’humidité. Un cadre qui prend un coup sec sur un rebord peut se fissurer de façon invisible et casser plus tard sur une simple frappe.

Évitez aussi les gestes qui abîment le cadre sans qu’on y pense : frapper le sol de dépit après un point perdu, taper la semelle de ses chaussures avec le cadre pour la nettoyer, ou poser la raquette contre le grillage où elle finit par tomber. Un cadre se traite avec un peu de soin, non par superstition, mais parce que la moindre microfissure raccourcit sa vie.

Le cordage, à surveiller

Nous l’avons vu dans notre article dédié au cordage : un cordage vieillit et meurt avant même de casser. L’entretien, ici, consiste surtout à repérer les signes de fatigue et à recorder à temps, sans attendre la rupture.

Un geste utile entre deux frappes : replacer les cordes qui se décalent, surtout avec un cordage lisse qui bouge beaucoup. Des cordes bien alignées prennent mieux l’effet et durent un peu plus longtemps. Si le cordage est ébouriffé, dentelé, ou qu’une corde est nettement enfoncée, c’est un signal qu’il faudra bientôt recorder.

Le grip et le surgrip

Le grip est le point de contact entre votre main et la raquette : un grip usé, lisse ou durci vous fait serrer davantage, ce qui crispe l’avant-bras et favorise les douleurs. C’est pourtant l’un des éléments les moins chers et les plus faciles à renouveler.

La solution la plus pratique est le surgrip, une fine bande que l’on enroule par-dessus le grip d’origine et que l’on remplace dès qu’elle est usée ou glissante. Selon la transpiration et la fréquence de jeu, cela peut aller de quelques séances à quelques semaines. Un surgrip propre et adhérent améliore immédiatement la sensation et le contrôle.

Les chaussures

Vos chaussures méritent la même attention. Après une séance sur terre battue, tapez les semelles l’une contre l’autre pour évacuer la terre, qui use la gomme et bouche les chevrons. Ne les laissez pas humides au fond du sac : sortez-les pour qu’elles sèchent à l’air libre, à l’abri d’une source de chaleur directe qui rigidifierait la matière.

Surveillez l’usure de la semelle et l’affaissement de l’amorti : une chaussure tassée ne protège plus, même si le dessus paraît intact. Un séchage soigné et un rangement à l’air prolongent nettement leur durée de vie.

Les balles

Les balles aussi s’usent, et pas seulement en surface. Une balle perd progressivement sa pression interne et son rebond, même sans être « pelée ». Une balle qui rebondit mou fausse le jeu et oblige à forcer, ce qui n’est bon ni pour la technique ni pour le bras.

Conservez vos balles de match dans leur tube pressurisé tant que possible, et réservez les balles fatiguées à l’entraînement informel. Inutile de jouer un match sérieux avec des balles mortes : elles ne rendent service à personne.

Un signe qui ne trompe pas : quand le feutre devient lisse et que la balle rebondit sensiblement plus bas qu’une balle neuve lâchée à côté, elle a fait son temps pour le jeu sérieux. Gardez-la pour vous échauffer ou faire quelques paniers, elle rendra encore service, mais ne comptez plus sur elle pour un match où le rebond compte.

  • Sortez la raquette de la voiture et rangez-la dans sa housse, à température ambiante.
  • Gardez un surgrip neuf d’avance et changez-le dès qu’il glisse.
  • Faites sécher vos chaussures à l’air libre, jamais tassées et humides au fond du sac.
  • Réservez les balles molles à l’entraînement, gardez les bonnes pour le match.

Le sac, souvent oublié

Le sac lui-même mérite un coup d’œil régulier. Un sac laissé humide, avec des affaires mouillées à l’intérieur, devient un nid à odeurs et à moisissures qui contaminent tout l’équipement. Videz-le après chaque séance, laissez-le s’aérer, et sortez ce qui doit sécher.

C’est aussi l’occasion de vérifier vos consommables : surgrip d’avance, antivibrateur, éventuellement un tube de balles correct. Un sac bien tenu, c’est du matériel prêt à jouer et une séance qui commence sans mauvaise surprise.

Le grip, l’interface avec le bras

De tous les consommables, le grip est le plus négligé et pourtant l’un des plus importants : c’est le seul point de contact entre votre main et la raquette. Un grip lisse et durci oblige à serrer plus fort pour que la raquette ne tourne pas dans la main, et ce surcroît de crispation remonte tout le long de l’avant-bras — une cause fréquente de fatigue et de petites douleurs au coude. Un surgrip frais, changé dès qu’il devient glissant ou brillant, coûte quelques euros et se pose en deux minutes.

Adaptez aussi le grip à la saison : par temps chaud et humide, un surgrip absorbant se change plus souvent ; par temps froid et sec, un modèle plus collant tient mieux en main. Ce petit entretien régulier protège votre bras autant que votre jeu, pour un investissement dérisoire au regard du confort qu’il apporte.

De petits gestes, un grand confort

Aucun de ces gestes ne demande d’effort ni de dépense importante. Mis bout à bout, ils font durer votre matériel plus longtemps, préservent votre confort de jeu et, souvent, protègent votre bras. Prendre soin de son équipement, c’est aussi une manière de respecter sa pratique.

Au Tennis Club Savigné-Gizeux, on partage volontiers ces petits savoir-faire — changer un surgrip, repérer un cordage fatigué, choisir un antivibrateur. N’hésitez pas à demander : ce sont des gestes simples qui s’apprennent en une fois et servent toute une vie de joueur.

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